Historique

10 juillet 2018

Introduction

Situé à Pirae, le CHPF est un hôpital de dernière génération doté d’un plateau technique lourd (SAMU et accueil des urgences, 11 salles de bloc, réanimation lourde, plateau d’imagerie comprenant scanner, IRM et scintigraphie…). Il assure une offre de soins de haute technicité en chirurgie, médecine, obstétrique et psychiatrie.

 

Historique du centre hospitalier

Le système de santé en Polynésie française est fondé historiquement par des médecins de marine en service colonial. 1848 voit ainsi l’édification d’une infirmerie militaire, qui deviendra en 1884 le premier hôpital à Papeete, l’hôpital général de Vaiami. C’est l’un des plus anciens bâtiments en dur de la capitale.

 

24 avril 1970 :

C’est l’ouverture de l’hôpital Mamao. Une quinzaine d’ambulances appartenant à diverses structures de santé (clinique Cardella, hôpital de Taravao, hôpital Jean Prince…) sont réquisitionnées pour assurer le transfert des patients hospitalisés à l’hôpital général de Vaiami.

 

1980 :

L’hôpital Vaiami devient hôpital psychiatrique jusqu’en 2003, date à laquelle l’activité est transférée dans le nouveau département psychiatrique du Taaone. Les vieux bâtiments abritent maintenant des services administratifs.

 

1984 :

L’hôpital est doté de son premier conseil consultatif. Il n’a toujours pas d’autonomie juridique et est un simple service de la Direction de la santé. Une délibération de 1975 lui confère le statut d’un budget annexe du territoire. Les médecins de l’établissement sont toujours en majorité des médecins militaires.

 

1988 :

L’hôpital devient un Établissement Public à caractère administratif doté de la personnalité juridique et de l’autonomie financière. L’administration de l’établissement est assurée par un conseil d’administration et un directeur, assistés par une commission médicale d’établissement et un comité technique paritaire. L’hôpital emploie environ 350 agents, toutes qualifications confondues.

L’organisation, le fonctionnement et les règles financières, budgétaires et comptables de l’établissement sont fixées par un arrêté du Conseil des ministres, toujours en vigueur.

 

1992 :

A la faveur de la réforme du système hospitalier, les médecins militaires vont disparaitre peu à peu au profit de médecins contractuels, puis fonctionnaires territoriaux après la création de cette dernière.

1996 :

L’hôpital militaire Jean-Prince ferme ses portes après la fin du CEP (arrêt des essais nucléaires en Polynésie). Le site est cédé au territoire pour y ériger le nouvel hôpital en projet.

 

2003 :

L’hôpital, désormais appelé Centre Hospitalier de la Polynésie Française (CHPF) emploie plus de 1500 agents répartis sur deux sites hospitaliers :

Le site de Mamao : C’est l’établissement principal du CHPF, situé à la sortie Est de Papeete.

Le site de Taaone composé de deux bâtiments :

L’ancien hôpital militaire Jean PRINCE, situé à Pirae et cédé au territoire après sa fermeture en 1996. Il comprend 43 lits d’hospitalisation complète et un service d’hospitalisation de jour

Le département de psychiatrie. C’est en fait le premier édifice du nouvel hôpital. Le bâtiment, situé à proximité du précédent, est occupé depuis 2003. Il comprend 64 lits d’hospitalisation complète répartis entre une unité ouverte (MKA) et une unité fermée (Tokani) ainsi qu’un centre médico- psychologique.

 

L’hôpital actuel

Sur la base d’un pré-programme technique détaillé du nouvel hôpital en 1997 et de la définition de 7grands axes initiaux d’un plan stratégique médical, la Polynésie française a décidé de se

doter d’un nouveau complexe hospitalier dont le cahier des charges précisait qu’il devrait comporter un pôle  « médecine et chirurgie », un pôle « mère et enfant », un centre de psychiatrie, un centre de transfusion sanguine, une structure de soins immédiats, un centre d’hébergement et un parc de stationnement de 1200 places.

 

Le CHPF prend alors le nom de Centre Hospitalier du Taaone (CHT).

Les ambitions de ce nouvel établissement sont multiples :

  • L’accueil et le traitement de l’urgence ;
  • La réanimation lourde
  • La cancérologie (scintigraphie, chimiothérapie, radiothérapie)
  • La création d’un véritable pôle « mère et enfant » regroupant l’obstétrique, la pédiatrie et la néonatalogie
  • La mise en œuvre d’un plateau technique lourd concentrant les moyens d’imagerie et d’explorations fonctionnelles.
  • Le regroupement des pathologies cardio-vasculaires
  • Un important service d’hémodialyse et de néphrologie
  • La création d’un service de rééducation et de réadaptation fonctionnelle
  • Le développement des activités ambulatoires et d’hospitalisation à domicile.

Ainsi la Polynésie française dispose maintenant d’un hôpital de dernière génération, ce qui lui donne la possibilité de prendre en charge les cas les plus lourds.

 

 

Les chiffres clefs

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